← sarfata.org archive · September 15, 2002
Parce que ce documentaire m'a marqué, et parce qu'une recherche rapide sur Internet ne m'a pas permis de trouver plus d'informations sur Isabelle Achour, j'archive ici le résumé du documentaire tel qu'il apparaissait sur le site de Planète.

Si vous disposez de plus d'informations sur Isabelle Achour ; ou si vous avez des adresses de sites internet plus détaillés, envoyez les moi : je les ajouterai à cette page.
Thomas Sarlandie <sarfata@altern.org>
(dimanche 15 septembre 2002)


UNE MORT SANS IMPORTANCE
Film de Martine Laroche Joubert (2001)
UNE COPRODUCTION PLANETE/TAXI PRODUCTION
Diffusion le mercredi 3 juillet à 21h00

Isabelle Achour, en mission pour l'Office Humanitaire de la Communauté Européenne (ECHO) en Serbie, est assassinée à Nis le 4 août 1994. Son amie journaliste, Martine Laroche Joubert contre-enquête sur les circonstances mystérieuses de sa mort et rend hommage à cette femme courageuse.

En 1994, la mort d'Isabelle Achour est passée inaperçue en France. Pourtant, de nombreuses incohérences apparaissent dans le rapport officiel du procureur serbe et l'ambassade de France en Serbie n'a pas vérifié sur le terrain son enquête. D'après la police locale, Isabelle et le fils de son professeur ont été tués par un repris de justice qui s'est ensuite suicidé. Leurs trois corps ont été retrouvés dans la voiture de fonction de l'ONU d'Isabelle. Accident, bavure policière ou complot : Martine Laroche Joubert explore les hypothèses possibles pour expliquer l'assassinat de la jeune femme, témoignages à l'appui.

La journaliste a rencontré Isabelle en Bosnie en 1992, lorsque la jeune femme, à force de pugnacité, parvient à établir un couloir humanitaire pour acheminer des médicaments dans Sarajevo assiégée. Elle entre dans l'enfer de la capitale bosniaque au volant d'un petit camion, accompagnée de Martine Laroche Joubert et de son caméraman.

A Nis, sur les lieux du crime, la journaliste et la mère d'Isabelle rencontrent l'entourage de la jeune femme assassinée, notamment les parents du jeune homme qui a été tué avec elle. La journaliste poursuit son enquête auprès du médecin qui a pratiqué l'autopsie et d'un ami proche affirmant qu'Isabelle détenait des informations compromettantes pour l'Union Européenne.

Une question s'impose : la jeune femme, chargée de contrôler l'usage des fonds d'ECHO, était-elle au courant de la gigantesque escroquerie — révélée en 1998 — que l'agence humanitaire a commise en ex-Yougoslavie en 1993 et 1994 ? Aurait-elle été assassinée parce qu'elle en savait trop ? La chute du gouvernement de Milosevic à Belgrade et la réalisation de ce film laissent espérer une réouverture de l'enquête, qui permettrait enfin de découvrir la vérité sur la fin brutale de cette femme attachante et courageuse.